D’un cahier d’évidences

The one and only Leonidas Kavakos

The one and only Leonidas Kavakos

Sans doute la trouverez-vous péremptoire, contestable, partiale, naïve, imparfaite, inutile, confuse, prosélyte, incomplète ou désinvolte. Sans doute aurez-vous raison. Sans doute y avait-il mieux à écrire, et d’une toute autre manière. La voici tout de même, cette liste d’impressions éparses inspirée par la soirée de ce 25 avril, salle Pleyel, sur le mode de l’évidence, car l’exprimer autrement serait impossible. Disons donc :

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Un détour chez Peer Gynt

Paavo Järvi – up to North

Copenhague, Saint-Pétersbourg, Oslo. Cela aurait pu être le programme d’une tournée de l’Orchestre de Paris, c’est tout simplement la feuille de route musicale de la dernière apparition de la formation parisienne à la salle Pleyel, un grand parcours à cheval entre la Baltique et la mer du Nord, un pied au théâtre, l’autre dans la réalité. Sachant maintenant que le premier violon de l’OdP, Roland Daugareil, est français ; qu’Ana Bela Chaves, altiste solo, est née à Lisbonne ; que le chef Paavo Järvi a vu le jour en Estonie tandis que le pianiste Alexander Toradze vient tout droit de Géorgie, calculez le nombre de points que ce concert aurait obtenu au dernier Concours de l’Eurovision. Vous avez jusqu’à la fin de ce billet pour proposer une réponse. Lire la suite »


Du récital considéré comme une tauromachie

Bourreau, fais ton office ! (Photo : Itar Tass)

C’est la terreur des claviers, un ogre assoiffé d’ivoire dont le seul nom fait trembler les pianos de concert. Combien de Steinway modèle B flambants neuf envoyés recta en retraite anticipée, de Yamaha meurtris, traumatisés, bons pour la casse ? Celui qui voyait le public du TCE prendre place dans la salle savait-il ce qui l’attendait ? Ne l’a-t-on pas senti tenter un inutile mouvement de fuite au moment où il a compris le sort qui lui était réservé, quand Denis Matsuev a surgi des coulisses ? Lire la suite »


La légende de Kavakaïnnen

Valery Gergiev et le Concertgebouw à Pleyel

Samedi soir à Pleyel, c’était all-star game. Plus qu’un concert, une vraie soirée de gala, avec Ministre de la Culture (F.M.), têtes couronnées (M. des P.-B.), secrétaire perpétuelle de l’Académie Française (H.C.d’E.), compositeur (H.D.) et violoncelliste de renommée mondiale (G.C.) en sus. Les rosettes fleurissent au parterre, la blogosphère éparpillée aux quatre coins de la salle trépigne d’impatience : sur scène, il y a tout simplement « The Best Orchestra Of The World », la phalange du Concertgebouw d’Amsterdam, Valery Gergiev (qu’on ne présente plus – mais que je voyais pour la première fois en vrai) et Leonidas Kavakos à qui mon hall of fame personnel décerne le titre de (*DRUMROLL/SPOTLIGHTS/FIREWORKS *) « Best Violinist Of The World » (*STANDING OVATION/CHEERLEADERS/NOBEL PRIZE*), et qui reste plus que jamais numéro 1 après ce concert. (Et vous, avez-vous payé votre cotisation à la sympathique association nommée l’AVALK ?) Lire la suite »


Leo, Tchaïko, Paavo : bravo !

Paavo Järvi révèle Tubin et Rott à Pleyel (Photo : Marc Lyons)

Sacré Paavo Järvi. Après une longue tournée européenne en compagnie de son Orchestre de la Radio de Francfort (et Khatia Buniatishvili en soliste, de Vienne à Prague – le petit veinard !), le chef estonien retrouve l’Orchestre de Paris pour une belle série de concerts, avec en point de mire la tournée du mois de novembre qui emmènera les instrumentistes parisiens jusqu’en Asie ! Pour l’heure, on innove : Paavo Järvi propose deux œuvres rares au public de la salle Pleyel, la Symphonie n°11 (1982, complétée en 87) de son compatriote Eduard Tubin, et la Symphonie en mi majeur de Hans Rott (1880). Entre les deux, le violoniste Léonidas Kavakos dans le concerto de Tchaïkovsky (1878, et créé trois ans plus tard). De quoi effacer le souvenir quelque peu décevant du concert d’ouverture de l’orchestre, au mois de septembre. Lire la suite »


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