À chacun sa chimère
Publié : 02/02/2012 Classé dans : Bastille / Garnier, Opéra | Tags: Bastille / Garnier, Compositeurs russes, Dame de pique, Dimitri Jurowski, Lev Dodin, Ludovic Tézier, Olga Guryakova, Opéra de Paris, Tchaïkovsky, Varduhi Abrahamyan, Vladimir Galouzine 2 Commentaires »
''La Dame de Pique'' à Bastille (Bojemoi, cette mise en scène !) (Photo : Opéra de Paris / Elisa Haberer)
Elle révulse, elle déroute, elle laisse songeur, mais enthousiasme-t-elle ? La quatrième reprise de la Dame de Pique de Tchaïkovsky dans la production de Lev Dodin a laissé la critique assez circonspecte, et le public avec elle. La représentation du 26 janvier n’a certes pas été huée par les spectateurs de Bastille mais n’a pas non plus déchaîné un enthousiasme délirant. Bref, c’est dans un curieux mélange d’intérêt poli et d’indifférence blasée que la salle toute entière a plongé dans une conception très singulière du metteur en scène, qui s’est apparentée au final à une fausse bonne idée, dont les chanteurs ont fini par être les premières victimes. Lire la suite »
Cendrillon, enfin le bonheur ?
Publié : 30/11/2011 Classé dans : Bastille / Garnier, Opéra | Tags: Bastille / Garnier, Bruno Campanella, Carlos Chausson, Cenerentola, Compositeurs italiens, Javier Camarena, Jean-Pierre Ponnelle, Karine Deshayes, Opéra de Paris, Rossini Poster un commentaire »Mélomanes et ballettomanes parisiens, en cette fin d’année, vous avez le choix. Deux scènes, deux versions de l’histoire de Cendrillon : la féérie hollywoodienne de Rudolf Noureev sur une musique de Prokofiev à Bastille, ou bien l’hommage rendu à Jean-Pierre Ponnelle dont la Cenerentola rossinienne vient d’être créée à Garnier, près de quarante ans après les premières représentations sous la baguette de Claudio Abbado à l’Opéra de Münich. Ce n’est pourtant là que la troisième production de la Cenerentola montée à l’Opéra de Paris, depuis son entrée au répertoire en 1977. La pauvre Angelina n’aurait donc pas la cote de Figaro, ni même celle d’Isabella ? La faute à un livret « mal bâti », nous dit Gérard Mannoni, pour Altamusica (et par ailleurs très enthousiaste, au même titre qu’André Tubeuf et Marie-Aude Roux). Il n’empêche, Rossini et son librettiste Ferretti ont réalisé un vrai petit tour de force en mijotant à leur sauce (gaie et malicieuse) des ingrédients et des thèmes chers à la tradition moribonde de l’opera seria (tout de même : le poncif de la femme vertueuse qui pardonne à ceux qui l’ont offensée, le prince souhaitant émuler cette vertu, la méchanceté punie, l’amour comme couronnement de la bonté, le tout sous l’œil bienveillant de Dieu, c’est du Métastase pur sucre ! (l’horreur)). Lire la suite »

