Le piano sauvage, par Yuja Wang

Yuja Wang. *Soupir*

« Un jour, ce n’est rien mais je le raconte quand même », un jour d’hiver, j’ai découvert Yuja Wang en me rendant sur le blog (moribond, hélas) de Pierre-Yves Lascar. Journée classique d’un mois de février parisien, tout emmochi par la grisaille et le froid ; sur l’écran d’ordinateur, une minuscule pianiste d’origine chinoise empoigne la Danse russe des Trois morceaux de Petrouchka sous les yeux médusés des musiciens du Lucerne Festival Orchestra. Pourtant plongé dans les tréfonds de la catalepsie, mon esprit s’éclaircit au fur et à mesure. Ces octaves au cordeau, ces couleurs chaudes, cette matière musicale fluide, vivante : mais c’est formidable ! Mon cerveau est à peine remis de ces trois minutes de Stravinsky passé à l’accélérateur de particules que mes doigts sont déjà en train de chercher de nouvelles vidéos de ce petit prodige (son charmant minois y est évidemment pour beaucoup (passionnément, à la folie) – j’étais bien naïf, à l’époque, et assez facilement influençable, aussi). Lire la suite »


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